<![CDATA[Le blog de Théo Makarios]]> http://www.theo-makarios.info/ fr over-blog.com RDF 1.0 Generator admin@over-blog.com 2005-03-27T04:41:57Z <![CDATA[Blog en travaux...]]> http://www.theo-makarios.info/article-16424746.html fr 2008-02-07T22:25:39Z <![CDATA[Meilleurs vœœux !]]> http://www.theo-makarios.info/article-7346439.html fr 2008-02-07T04:31:34Z <![CDATA[Le sapin de Noël]]> http://www.theo-makarios.info/article-7321964.html Aux quatre coins du monde, le sapin brillamment décoré est le symbole de Noël, mais d'où vient cette tradition de l'arbre aux ornements et aux cadeaux ? Comment s'est-elle imposée ? Le sapin de Noël a ses racines à la fois dans les rites païens de célébration du solstice d'hiver et dans la Réforme. Il est en effet resté presque strictement protestant et nordique jusqu'à la Seconde Guerre mondiale, puis les régions catholiques et latines l'ont adopté. Et la tradition du don et des cadeaux qui lui est associée n'est pas récente : l'arbre de Noël a toujours porté des présents - victuailles, confiseries, jouets, voire objets précieux - sur ses branches ou à son pied. Aujourd'hui, le sapin de Noël a achevé sa conquête mondiale, laissant chacun libre de l'investir du sens qui lui plaît : mercantile, magique, religieux, nostalgique, oecuménique, laïque ou ésotérique. Rappel historique Les pyramides de Noël sont les précurseurs du sapin de Noël ; il s'agit de constructions de bois sculpté également appelées « paradis », où l'on plaçait des pommes, des noix ou des pains d'épices. Leur usage remonte au Moyen Age et aux représentations des mystères de Noël, que l'on jouait sur les parvis des églises. Les pommes symbolisaient le bannissement d'Adam et Eve du Paradis. A la fin du XVIe siècle, deux chroniques évoquent la présence, à Bâle et à Strasbourg, d'un « arbre à offrandes », que certaines confréries installent à Noël dans leur salon de corporation. On y suspend des décorations de papier, des pommes, des hosties, des morceaux de fromage et des sucreries, que les enfants des marchands sont invités à venir piller le jour de l'Épiphanie. En quelques décennies, cet arbre décoré fait son entrée dans le salon des familles nobles des régions germanophones. Au XVIIIe siècle, la noblesse allemande fête Noël autour de petits arbres en buis sur les branches desquelles on fixe des bougies. A leur pied, on dispose des présents pour les enfants (poupées, douceurs, argenterie). Au XIXe siècle, la tradition alsacienne s'est imposée, et l'arbre de Noël est un sapin qui gagne en popularité auprès de la bourgeoisie fortunée d'Allemagne, mais aussi de Scandinavie, de Grande-Bretagne et des États-Unis. A partir de 1945, l'usage de l'arbre de Noël s'impose dans les régions catholiques et latines, ainsi que chez M. et Mme Tout-le-monde. La décoration s'individualise selon les modes et les traditions familiales. Décorations Apporter chez soi des branches d'arbre à feuillage persistant (houx, gui, buis, laurier, if, pin, épicéa) pour célébrer le solstice d'hiver est une tradition qui remonte à l'époque païenne et qui symbolise la vie. On attribuait aux pointes des feuilles de houx et aux aiguilles des conifères le pouvoir de chasser les mauvais esprits. La cueillette de branches d'arbres fruitiers à la Sainte-Barbe (le 4 décembre) qui fleurissent dans un vase à Noël s'inscrit dans cette même tradition. Comme la cire d'abeille était très coûteuse, les bougies sont longtemps restées l'apanage des nantis. Leur usage pour décorer le sapin s'est démocratisé avec l'invention de la paraffine en 1830. Aujourd'hui, elles sont remplacées par des guirlandes électriques. Les décorations de Noël en verre coloré apparaissent dans la seconde moitié du XIXe siècle, et coexistent avec les pommes et les noix traditionnelles avant de prendre définitivement l'avantage. Au cours des décennies, leurs parois, d'abord lourdes et épaisses, ne cessent de s'affiner avec les progrès de l'industrie du verre - pour devenir finalement les bulles chamarrées et fragiles que l'on connaît aujourd'hui. Source : Catherine Riva La fête de Noël Joyeux Noël ! fete noel sapin decoration traditions]]> fr 2008-02-07T04:31:15Z <![CDATA[Phœœnix, détective du temps]]> http://www.theo-makarios.info/article-7310140.html Cet été, Amélie, une amie québécoise, m'a fait découvrir "Phœnix, détective du temps", une série de livres destinée aux jeunes adolescents qui leur permet de s'intéresser intelligemment à l'Histoire. Dans chaque épisode, Phœnix, le héros qui vit à la fin du XXIe siècle, est chargé de remonter le temps pour faire la lumière sur certaines énigmes historiques tout en évitant les faux pas qui risqueraient de changer le cours de l'Histoire. "Les pièces d'or de Nicolas Flamel", le quatrième épisode de cette série publié en août dernier, permet de découvrir certains us et coutumes du Moyen Âge, dans le Paris glauque et peu rassurant de l'an 1393. Pour connaître l'origine de six faux écus d'or retrouvés à son époque, Phœnix, avec l'aide d'un mini-ordinateur très puissant nommé Politeia, doit remonter sept siècles en arrière et cotoyer des personnages historiques comme l'alchimiste Nicolas Flamel, le seigneur de Cramoisy, maître des requêtes de Charles VI, le duc Jean de Berry, oncle du roi, ainsi que Charles VI lui-même. L'intrigue policière emporte le lecteur dans les rues de Paris avec un habile jeu de reconstitution de lieux historiques ; il traverse la Seine, la rue de la Triperie, le pont aux Changeurs, puis visite l'ancien Palais royal. Il a droit également à tout un descriptif des habitudes du cimetière des Saints-Innocents, domaine réservé du Grand Coestre et de sa Cour des Miracles. Durant les 181 pages de ce roman d'apprentissage et d'intrigue, l'auteure, Corinne De Vailly, réussit à tenir ses jeunes lecteurs en haleine tout en étant la plus rigoureuse possible sur le plan historique. Site officiel de l'éditeur Site MySpace de l'auteure La maison de Nicolas Flamel      Dans "Le sourire de la Joconde", Phœnix est envoyé en mission à Florence, en 1504, pour confirmer ou infirmer les informations dont l'Humanité dispose sur le grand maître de la Renaissance, Léonard de Vinci, et sur son plus célèbre tableau : La Joconde. Dans "L'énigme du tombeau vide", Phœnix est envoyé en mission dans l'Égypte antique, sous le règne du pharaon Khéops, pour déterminer comment et pourquoi la momie de la mère du pharaon a mystérieusement disparu. Dans "L'Empereur immortel", Phœnix est envoyé en Chine en 221 avant Jésus-Christ, sous le règne de l'empereur chinois Qin Shi Huangdi, pour découvrir les motivations secrètes qui ont poussé cet empereur à faire reproduire en terre cuite, grandeur nature, une partie de son armée. livre jeunesse phœnix detective temps nicolas flamel moyen age de vailly ]]> fr 2008-02-07T04:31:17Z <![CDATA[Elizabeth, l'âge d'or]]> http://www.theo-makarios.info/article-7308847.html En 1585, deux mondes s'affrontent : celui de l'Espagne catholique de Philippe II et celui de l'Angleterre protestante d'Elisabeth Ière. Tel est le thème de la superproduction signée Shekhar Kapar "Elizabeth, l'âge d'or", sortie sur les écrans le 12 décembre. En dépit de son titre, ce n'est pas l'âge d'or, dont l'Histoire a transmis le souvenir, que retrace le film, mais les intrigues de Marie Stuart la catholique qui, conseillée par Philippe II, tente d'évincer sa demi-soeur Elisabeth, et la guerre totale qu'entreprend le roi d'Espagne pour chasser celle qu'il appelle la bâtarde - Elisabeth était la fille d'Henri VIII et d'Anne Boleyn. L'Armada espagnole sera finalement vaincue par la tempête, ce qui nous vaut de magnifiques scènes de mer. Petite histoire dans la grande : la disgrâce du pirate Walter Raleigh, qui fut de cette bataille navale, mais avait épousé secrètement une de dames de compagnie d'Elisabeth. Cette affaire permet au réalisateur de dessiner un portrait complexe de la « Reine vierge ». On retiendra, enfin, dans cette très bonne reconstitution historique, la harangue d'Elisabeth à son peuple en armes : « C'est l'affrontement entre le monde de la liberté de conscience et celui de l'Inquisition. » Le film penche donc en faveur de celle qui fit de l'Angleterre la première puissance du monde ; il ridiculise Philippe dont le règne, il est vrai, ne fut pas une réussite pour l'Espagne. Site officiel du film "Elizabeth : l'âge d'or" est la suite du film "Elizabeth" sorti en 1998, qui racontait l'ascension difficile de la jeune Elisabeth jusqu'au trône. Le casting réunissait déjà le réalisateur Shekhar Kapur et sa reine Cate Blanchett. Ce deuxième opus aura une suite, le réalisateur Shekhar Kapur ayant toujours estimé qu'il faudrait au minimum une trilogie pour rendre compte de l'incroyable existence d'Elisabeth Ière. cinéma shekhar kapur elisabeth philippe II angleterre espagne armada ]]> fr 2008-02-07T04:31:28Z <![CDATA[Les croisades]]> http://www.theo-makarios.info/article-7306145.html « Je ne vois guère que l'abricot comme fruit possible ramené des croisades par les chrétiens. » C'est ainsi que l'historien Jacques Le Goff a résumé le bilan des huit croisades qui se sont succédé entre 1095 et 1270, engageant plusieurs centaines de milliers de chrétiens. Ces pèlerinages armés ont fait la synthèse entre "foi" - le pèlerinage à Jérusalem valait rémission des péchés - et "guerre", considérée comme juste par la papauté si elle était déclarée contre les ennemis de l'Église. Petit rappel chronologique…   Quatre États latins en Orient En 1095, l'empereur byzantin sollicite l'aide militaire de mercenaires occidentaux contre les Turcs. Au même moment, des récits de mauvais traitements qu'auraient subis les pèlerins en route vers Jérusalem se répandent. Au concile de Clermont, le pape Urbain II (1042-1099) décide alors de prêcher la croisade, promettant la remise de pénitence à tous ceux qui endosseront la "croix" du Christ pour reprendre le Saint-Sépulcre aux musulmans. Cet appel remporte immédiatement un très grand succès, autant auprès des chevaliers que des classes populaires, galvanisées par des prédicateurs comme Pierre l'Ermite (1050-1115). Certains de ces groupes s'en prennent aux communautés juives des villes qu'ils traversent mais plusieurs seront dispersés en route. Seules les armées constituées arrivent à Constantinople, en 1096. L’année suivante, elles se dirigent vers la Syrie. La croisade se transforme alors en une véritable entreprise de conquête.  Dès mars 1098 sont fondés le comté d'Édesse et la principauté d'Antioche. Puis les croisés s’emparent de Jérusalem qu’ils mettent à sac l’année suivante. Ils conquièrent l’ensemble du pays et des ports du littoral. Godefroy de Bouillon (1061-1100) prend la tête du royaume de Jérusalem, Raymond de Saint-Gilles (1042-1105) celle du comté de Tripoli. Constamment menacés par les Turcs, les quatre États latins résistent victorieusement au cours des décennies suivantes.   L'offensive de Saladin Les exactions commises par les croisés émeuvent les musulmans et l'Islam se mobilise, stimulé par la menace chrétienne. En outre, les États latins occupent le littoral méditerranéen et gênent la Syrie dans ses relations économiques. L'émir Zengî (1084-1146) reprend la lutte et prône le rassemblement des musulmans pour défendre l'islam : c'est l'appel au djihad. Il s'empare d'Édesse en 1145. Ce revers important conduit quelques mois plus tard à une deuxième croisade. C'est un échec : le comté d'Édesse est définitivement perdu en 1151. Chargé du gouvernement de l'Égypte et de la Syrie à partir de 1175, l'émir Saladin (1138-1193) se fait le champion de la guerre sainte. Il multiplie, à partir de 1181, les raids destructeurs puis écrase l'armée chrétienne en 1187 à Hattin. Peu après, Jérusalem est à nouveau aux mains des musulmans.   La chute de Jérusalem Dès que la nouvelle du désastre est connue en Occident, le pape décide d'appeler à une troisième croisade. Saladin est défait. Une trêve, conclue en 1192, laisse la côte aux chrétiens et garantit la liberté de pèlerinage à Jérusalem. La troisième croisade empêche donc l'effondrement total de la Syrie "franque". Mais la plus grande partie des territoires conquis un siècle plus tôt est perdue. Le pape Innocent III (1160-1216) ordonne la prédication d'une quatrième croisade. Elle est détournée de son objectif au profit des Vénitiens. L’expédition se termine par la prise de Constantinople, mise à sac par les croisés en 1204, alors que Jérusalem reste aux mains des infidèles.   Dernières croisades Les trois croisades suivantes, mal dirigées, sont compromises par les divisions entre les chefs chrétiens. Les derniers fiefs latins résistent jusqu'aux attaques des Mamelouks d'Égypte. La huitième et dernière croisade, dirigée par Saint Louis (1214-1270), assiège Tunis au lieu de se porter vers la Terre sainte. Le roi de France meurt en Afrique et les derniers territoires latins d'Orient tombent les uns après les autres. Seule Chypre demeure chrétienne. À la fin du XIIIe siècle, l’élan religieux des premières expéditions a totalement disparu.   Bilan très mitigé Au-delà des expéditions militaires et de leur échec final, les croisades ont été l'occasion d'échanges multiples entre des mondes étrangers. Les zones de contact – l'Espagne, la Sicile et la Palestine – deviennent des régions très dynamiques tant du point de vue commercial que du point de vue culturel. Cependant, les conséquences sont inégales selon les civilisations. L'idée de croisade est restée totalement étrangère à la mentalité byzantine. Le déferlement de masses inorganisées de pauvres gens et de soldats fanatiques n'avait rien de commun avec l'appoint de mercenaires attendu par Byzance. L'incompréhension mutuelle entre Occidentaux et Orientaux conduit au sac de Constantinople lors de la quatrième croisade en 1204. La mésentente, latente depuis plusieurs siècles, s'est muée en hostilité déclarée. La rupture dans la chrétienté, entre catholiques et orthodoxes, sera définitive. À l'égard du monde musulman, les croisés sont apparus comme des ennemis et des envahisseurs. Ils sont tenus pour des barbares, ignorants et vulgaires, auxquels seule la qualité de combattants est reconnue. Le souvenir des croisades survit, jusqu'à nos jours, dans la permanence du culte des héros musulmans qui ont mené le djihad : Zengî, Nûr al-Dîn et Saladin notamment. Cet affrontement n'a toutefois pas arrêté l'expansion de l'islam : les musulmans s'emparent de Constantinople en 1453. Ils camperont devant Vienne en 1529. La communauté juive a également vécu les croisades comme une agression. Á partir de la fin du XIIe siècle, l'hostilité envers les juifs se développe en Europe. Des massacres sont perpétrés dans l'Empire germanique au départ des deux premières expéditions et tout au long des chemins. Après l'établissement des États latins en Terre sainte, les quartiers juifs subsistent, sauf à Jérusalem qui demeure interdite. De fortes redevances leur sont imposées pour alimenter les "trésors" de croisade. En 1215, le port d'un signe distinctif (la rouelle, symbolisant les 30 deniers de Judas, en tissu de couleur jaune) devient obligatoire…  En revanche, pour l'Occident, les bénéfices, autant matériels que culturels, semblent plus importants. L'Europe a déjà réalisé au début du XIIe siècle de remarquables progrès dans les domaines technique, économique et militaire. Son expansion est le résultat de cette importante mutation. En dépit de l'échec apparent des croisades, l'essor de l'Occident est désormais irréversible et sa prédominance sur la Méditerranée incontestée. La présence d'États latins en Orient a entraîné des transformations sociales, politiques et administratives. Des ordres religieux militaires, les hospitaliers et les templiers, sont chargés de protéger les pèlerins en route pour la Terre sainte. Ils ont transformé, agrandi, embelli les sanctuaires existant à Jérusalem, Nazareth ou Bethléem. Leur influence marquera longtemps l'Occident.   En dressant si violemment un monde contre un autre, les croisades, bien qu'achevées depuis plus de sept cents ans, ont marqué fortement les esprits et laissé des traces qui perdurent encore aujourd'hui. Note : Cliquez sur les miniatures pour les agrandir.Source : Dossiers pédagogiques de la BNF. Chronologie détaillée des croisades croisades guerre orient occident jerusalem chevalerie templiers hospitaliers ]]> fr 2008-02-07T04:31:15Z <![CDATA[Le château de Suscinio (56)]]> http://www.theo-makarios.info/article-7303273.html Construit principalement au XIIIe siècle, pendant le règne de Jean Ier, le château de Suscinio était avant tout une résidence de plaisirs : les Ducs de Bretagne aimaient venir chasser dans la grande forêt qui l'entourait. Fortifié par la suite, restauré plusieurs fois, ce monument massif vous entraîne en pleine époque médiévale. C'est en 1218 que Suscinio fut mentionné pour la première fois. Pierre de Dreux fut engagé pour sa construction au début du XIIIe siècle, époque probable de la première tour d'habitation. Le reste du château comprend une cour polygonale de plan classique du XIIIe siècle, entourée d'une courtine flanquée de tours. Les appartements se composent du grand châtelet (quatre étages avec salles superposées, une chapelle s'ouvrant sur la salle du deuxième étage) et du logis ouest, qui s'étend de l'ancienne tour vers le nord, datant d'au moins deux périodes différentes. Une autre chapelle castrale, dans laquelle des fouilles ont révélé un remarquable pavage de mosaïque, s'élevait comme au château de Largoët et autres sites, à l'extérieur de l'enclos qu'entourait un fossé.L'évolution du site ancien transformé en une forteresse, date d'après les guerres de Succession. La construction du grand châtelet exprimait la nécessité de Jean IV et de Jean V de réaffirmer à partir d'environ 1380 leur autorité ducale, particulièrement face aux menaces constantes d'autres grandes familles, et de réparer les dégâts causés par plusieurs sièges, au cours des guerres civiles, notamment sa capture par Du Guesclin, en 1373. Au XVe siècle, la tour Neuve, parmi d'autres, fut garnie de meurtrières à canon. La signification stratégique du château fut également appréciée par Vauban. Finalement pris d'assaut par les chouans, puis utilisé comme carrière (1798), le monument fut classé grâce aux efforts de Prosper Mérimée. Racheté par le département du Morbihan en 1965, ce n'est que récemment que sa véritable beauté a été découverte, à la suite d'une vaste campagne de réfection et de restauration. En 1975, à l'occasion de travaux, on a pu retrouver l'intégralité du pavement de la chapelle ducale. Construite en bordure de la douve Sud, cette chapelle avait brûlé mais le sol en avait été conservé pendant plusieurs siècles, sous une couche de cendres. Ces pavements, qui datent du XIVe siècle, ont été démontés pièce par pièce puis restaurés et replacés à l'identique dans deux salles d'exposition ; classés monuments historiques, ils sont les seuls de cette importance en Europe. Cliquez sur l'image pour l'agrandir Site du château de Suscinio Situer le château de Suscinio avec Google Maps Du 26 décembre 2007 au 6 janvier 2008, le château de Suscinio organise des activités pour toute la famille : des ateliers patrimoine, des visites du château adaptées à tous les âges, une rencontre avec un éditeur du patrimoine, etc. De plus, un jeu concours est prévu pour les plus jeunes avec de nombreux lots à gagner !Contact : Adresse : Château de Suscinio, 56370 SARZEAU Tél : 02.97.41.91.91 Fax : 02.97.41.75.01 E-mail : suscinio@sagemor.fr tourisme chateau suscinio sarzeau morbihan bretagne noel pavement ]]> fr 2008-02-07T04:31:31Z <![CDATA[Qu'il soit maudit !]]> http://www.theo-makarios.info/article-7290006.html En relisant Vie et opinions de Tristam Shandy, de Lawrence Sterne (traduit par Charles Mauron), je ne résiste pas à l'envie de partager avec vous une formule d'excommunication rédigée par Ernulphus, évêque de Rochester du XIIe siècle, qui est reprise dans cet excellent ouvrage. Pour les catholiques, Dieu est Pardon, mais le moins que l'on puisse dire, c'est que les dirigeants de son Église l'ont souvent oublié... « Qu'il soit damné où qu'il puisse être, dans sa maison ou l'étable, le jardin ou le champ, sur la route ou le sentier, dans le bois, dans l'eau ou dans l'église ! Qu'il soit maudit dans sa vie ou dans sa mort. Qu'il soit maudit en mangeant et en buvant, dans sa faim et dans sa soif, dans son jeûne, dans son sommeil et dans son demi-sommeil, qu'il marche, qu'il s'arrête, qu'il s'asseye, qu'il se couche, qu'il travaille, qu'il se repose, qu'il pisse, qu'il chie, qu'il saigne ! Qu'il soit maudit dans toutes les fonctions de son corps ! Qu'il soit maudit intérieurement et extérieurement, qu'il soit maudit dans les cheveux de sa tête ! Dans ses tempes, dans son front, dans ses oreilles, dans ses sourcils, dans ses joues, dans les os de ses mâchoires, dans ses narines, dans ses dents de devant et dans ses molaires, dans ses lèvres, dans sa gorge, dans ses épaules, dans ses poignets, dans ses bras, dans ses mains, dans ses doigts ! Qu'il soit damné dans sa bouche, dans sa poitrine, dans son coeur et son intérieur jusqu'au tréfonds de son estomac ! Qu'il soit maudit dans ses reins, dans son aine, dans ses cuisses, dans ses génitoires, dans ses hanches, ses jambes, ses pieds, dans les ongles de ses orteils ! Qu'il soit maudit dans toutes les jointures et articulations de ses membres, du sommet de son crâne à la plante de ses pieds ! Qu'il ne lui reste plus de sens ! Puisse le fils de Dieu vivant et toute la Majesté de sa Gloire le maudire. Puisse le ciel et toutes les puissances qui s'y meuvent s'élever conter lui, le maudire et le damner à moins qu'il ne se repente et fasse pénitence. Ainsi soit-il. Amen. » Comme aurait dit Léodagan de Kaamelott : « Ernulphus, c'était pas Jo l'rigolo ! » L'excommunication au Moyen Age LAWRENCE STERNE (1713-1768) Écrivain irlandais Lawrence Sterne devient pasteur anglican après des études au Jesus College de Cambridge. Il épouse Elizabeth Lumley deux ans plus tard. Il mène alors une vie libre, assez oublieuse de ses devoirs d'homme d'église, chasse la perdrix, et fréquente d'anciens étudiants de Cambridge, avec lesquels il s'amuse. A l'âge de 46 ans, il fait paraître Tristam Shandy, livre baroque où il fait montre d'un profond don d'humoriste et de clairvoyance dans l'étude des comportements humains. Londres est charmée et Sterne invité dans la capitale où il devient un honneur de l'avoir pour hôte. Il écrit la suite de Tristam Shandy, qui aura sept tomes, et part en France pour se reposer où il est accueilli avec chaleur. Il s'éteint en laissant derrière lui le souvenir d'un esprit émancipé et une oeuvre parmi les plus riches et les plus originales de la langue anglaise. excommunication malédiction clergé moyen age lawrence sterne ]]> fr 2008-02-07T04:31:15Z <![CDATA[L'Histoire contemporaine à la carte]]> http://www.theo-makarios.info/article-7288177.html Avant de publier prochainement un grand article sur l'histoire de la cartographie, j'attire ici votre attention sur l'existence de deux sites Internet, très bien réalisés, qui nous aident à mieux comprendre l'histoire du monde contemporain, de 1815 à nos jours, par l'intermédiaire de cartes fixes ou animées. atlas-historique.net Ce site vous donne accès à plus de 155 cartes sur l'histoire mondiale contemporaine classées en quatre périodes : 1815-1914, 1914-1945, 1945-1989, 1989-2007. Chaque carte, bien détaillée tout en restant très claire, peut être affichée en plein écran et copiée sous réserve d'acceptation des conditions d'utilisation. De plus, atlas-historique.net propose une carthotèque de 63 fonds de carte, libres de droit, au format PDF.Les recherches de cartes peuvent se faire par thème (crises et conflits, colonialismes et impérialismes, etc.) ou par zone géographique (Europe, ex-URSS et CEI, etc.) Exemple de fond de carte (PDF) : Le monde en 1914 histoirealacarte.com Partenaire du précédent, ce site vous propose de constituer un atlas historique multimédia en téléchargeant pour un prix modique plus de 120 cartes animées et commentées. Celles-ci sont réparties dans six grands dossiers : • La première guerre mondiale (20 cartes) • L'Europe et les Nations 1815-1914 (21 cartes) • L'Europe et les Nations 1918-1942 (19 cartes) • L'Europe et les Nations 1945-2005 (17 cartes) • L’expansion coloniale européenne 1820-1939  (19 cartes) • Le Proche-Orient depuis le début du XXème siècle (19 cartes) Quatre autres dossiers sont en cours de réalisation.Les cartes animées proposées sur ce site sont reconnues d'intérêt pédagogique par le Ministère de l'Éducation Nationale. Démo de carte animée (Flash) : L’Europe se précipite dans la guerre internet cartographie histoire contemporaine multimédia atlas ]]> fr 2008-02-07T04:31:26Z <![CDATA[Le royaume de Monsieur Colbert]]> http://www.theo-makarios.info/article-7284469.html   Auteur(s) Daniel Dessert Éditeur Librairie Académique Perrin Notes Il y a la légende dorée, l'histoire officielle d'un jeune monarque déterminé et mettant au pas une aristocratie tapageuse et turbulente : c'est Louis XIV prenant le pouvoir et posant en majesté dans sa lourde robe ornée des fleurs de lys. Et si tout cela ne s'avérait qu'un mirage où les apparences du triomphe occultent le triomphe des apparences... Dans les faits, depuis la mort du cardinal Mazarin, en 1661, Jean-Baptiste Colbert est arrivé aux affaires. La chute de Fouquet qu'il a précipitée lui a ouvert l'administration des finances. Désormais, le futur contrôleur général des finances tient sous sa coupe toute l'économie du royaume et, avec elle, les hommes qui l'exploitent. La monarchie absolue est en marche. Certes. Mais qui la manœuvre ?Daniel Dessert est un historien non conformiste. Ses travaux qui ont fait date nourrissent des débats parfois houleux en histoire moderne. Cette fois, il analyse au travers de l'ascension de Colbert (1619-1683) l'instauration de la monarchie dite absolue et indivisible, mais c'est pour mieux en démonter les rouages : un royaume mythique, instrumentalisé et friable, travaillé par les affaires et les luttes sans merci qu'impose l'exercice du pouvoir. Genre Essai biographique Paru le 02/11/2007 ISBN 2262023676 Librairies      livre daniel dessert colbert louis XIV monarchie absolue apparences ]]> fr 2008-02-07T04:31:17Z