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Afin de répondre à une demande récurrente de mes anciens étudiants, j’ai finalement sacrifié à la mode du blog en novembre 2004. Depuis cette date, plus ou moins régulièrement, j’y note certains de mes coups de cœur concernant l’actualité d’un sujet qui me passionne depuis plus de cinquante ans : l’Histoire en général et le Moyen Âge en particulier.

Je vous invite à parcourir la page d’aide pour découvrir toutes les facettes de ce blog, et je vous encourage vivement à commenter mes articles, à signer le livre d’or ou à m’écrire directement pour me faire part de vos remarques ; soyez assuré(e) qu’elles seront toutes lues attentivement et que j'en tiendrai compte pour l'évolution de ce site.

Je vous remercie sincèrement de votre visite et vous souhaite une très bonne lecture…

Lundi 24 décembre 2007
Aux quatre coins du monde, le sapin brillamment décoré est le symbole de Noël, mais d'où vient cette tradition de l'arbre aux ornements et aux cadeaux ? Comment s'est-elle imposée ?

Sapin de Noël

Le sapin de Noël a ses racines à la fois dans les rites païens de célébration du solstice d'hiver et dans la Réforme. Il est en effet resté presque strictement protestant et nordique jusqu'à la Seconde Guerre mondiale, puis les régions catholiques et latines l'ont adopté. Et la tradition du don et des cadeaux qui lui est associée n'est pas récente : l'arbre de Noël a toujours porté des présents - victuailles, confiseries, jouets, voire objets précieux - sur ses branches ou à son pied. Aujourd'hui, le sapin de Noël a achevé sa conquête mondiale, laissant chacun libre de l'investir du sens qui lui plaît : mercantile, magique, religieux, nostalgique, oecuménique, laïque ou ésotérique.

Rappel historique

Les pyramides de Noël sont les précurseurs du sapin de Noël ; il s'agit de constructions de bois sculpté également appelées « paradis », où l'on plaçait des pommes, des noix ou des pains d'épices. Leur usage remonte au Moyen Age et aux représentations des mystères de Noël, que l'on jouait sur les parvis des églises. Les pommes symbolisaient le bannissement d'Adam et Eve du Paradis.
A la fin du XVIe siècle, deux chroniques évoquent la présence, à Bâle et à Strasbourg, d'un « arbre à offrandes », que certaines confréries installent à Noël dans leur salon de corporation. On y suspend des décorations de papier, des pommes, des hosties, des morceaux de fromage et des sucreries, que les enfants des marchands sont invités à venir piller le jour de l'Épiphanie. En quelques décennies, cet arbre décoré fait son entrée dans le salon des familles nobles des régions germanophones.
Au XVIIIe siècle, la noblesse allemande fête Noël autour de petits arbres en buis sur les branches desquelles on fixe des bougies. A leur pied, on dispose des présents pour les enfants (poupées, douceurs, argenterie).
Au XIXe siècle, la tradition alsacienne s'est imposée, et l'arbre de Noël est un sapin qui gagne en popularité auprès de la bourgeoisie fortunée d'Allemagne, mais aussi de Scandinavie, de Grande-Bretagne et des États-Unis.
A partir de 1945, l'usage de l'arbre de Noël s'impose dans les régions catholiques et latines, ainsi que chez M. et Mme Tout-le-monde. La décoration s'individualise selon les modes et les traditions familiales.

Soirée de Noël, vers 1860

Décorations

Apporter chez soi des branches d'arbre à feuillage persistant (houx, gui, buis, laurier, if, pin, épicéa) pour célébrer le solstice d'hiver est une tradition qui remonte à l'époque païenne et qui symbolise la vie. On attribuait aux pointes des feuilles de houx et aux aiguilles des conifères le pouvoir de chasser les mauvais esprits. La cueillette de branches d'arbres fruitiers à la Sainte-Barbe (le 4 décembre) qui fleurissent dans un vase à Noël s'inscrit dans cette même tradition.
Comme la cire d'abeille était très coûteuse, les bougies sont longtemps restées l'apanage des nantis. Leur usage pour décorer le sapin s'est démocratisé avec l'invention de la paraffine en 1830. Aujourd'hui, elles sont remplacées par des guirlandes électriques.
Les décorations de Noël en verre coloré apparaissent dans la seconde moitié du XIXe siècle, et coexistent avec les pommes et les noix traditionnelles avant de prendre définitivement l'avantage. Au cours des décennies, leurs parois, d'abord lourdes et épaisses, ne cessent de s'affiner avec les progrès de l'industrie du verre - pour devenir finalement les bulles chamarrées et fragiles que l'on connaît aujourd'hui.

Source : Catherine Riva


Joyeux Noël !
par Théo publié dans : Petites histoires
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Lundi 17 décembre 2007
Cet été, Amélie, une amie québécoise, m'a fait découvrir "Phœnix, détective du temps", une série de livres destinée aux jeunes adolescents qui leur permet de s'intéresser intelligemment à l'Histoire. Dans chaque épisode, Phœnix, le héros qui vit à la fin du XXIe siècle, est chargé de remonter le temps pour faire la lumière sur certaines énigmes historiques tout en évitant les faux pas qui risqueraient de changer le cours de l'Histoire.


"Les pièces d'or de Nicolas Flamel", le quatrième épisode de cette série publié en août dernier, permet de découvrir certains us et coutumes du Moyen Âge, dans le Paris glauque et peu rassurant de l'an 1393. Pour connaître l'origine de six faux écus d'or retrouvés à son époque, Phœnix, avec l'aide d'un mini-ordinateur très puissant nommé Politeia, doit remonter sept siècles en arrière et cotoyer des personnages historiques comme l'alchimiste Nicolas Flamel, le seigneur de Cramoisy, maître des requêtes de Charles VI, le duc Jean de Berry, oncle du roi, ainsi que Charles VI lui-même. L'intrigue policière emporte le lecteur dans les rues de Paris avec un habile jeu de reconstitution de lieux historiques ; il traverse la Seine, la rue de la Triperie, le pont aux Changeurs, puis visite l'ancien Palais royal. Il a droit également à tout un descriptif des habitudes du cimetière des Saints-Innocents, domaine réservé du Grand Coestre et de sa Cour des Miracles.
Durant les 181 pages de ce roman d'apprentissage et d'intrigue, l'auteure, Corinne De Vailly, réussit à tenir ses jeunes lecteurs en haleine tout en étant la plus rigoureuse possible sur le plan historique.


    

Dans "Le sourire de la Joconde", Phœnix est envoyé en mission à Florence, en 1504, pour confirmer ou infirmer les informations dont l'Humanité dispose sur le grand maître de la Renaissance, Léonard de Vinci, et sur son plus célèbre tableau : La Joconde.

Dans "L'énigme du tombeau vide", Phœnix est envoyé en mission dans l'Égypte antique, sous le règne du pharaon Khéops, pour déterminer comment et pourquoi la momie de la mère du pharaon a mystérieusement disparu.

Dans "L'Empereur immortel", Phœnix est envoyé en Chine en 221 avant Jésus-Christ, sous le règne de l'empereur chinois Qin Shi Huangdi, pour découvrir les motivations secrètes qui ont poussé cet empereur à faire reproduire en terre cuite, grandeur nature, une partie de son armée.
par Théo publié dans : Livres & BD
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